30ème Prix, Honneurs de la Chasse

Le Groupement cynégétique de Castres a reçu le 1er prix du prestigieux concours national Les Honneurs Laurent-Perrier. Il récompense 20 ans de travail pour le repeuplement du lièvre.

Le 11 mai le président du Groupement d’intérêt cynégétique du castrais sera à Tours sur Marne pour recevoir le 1er prix des prestigieux Honneurs Laurent-Perrier de la chasse. Michel Veaute sera accompagné de Gérard Ourmière, président de la société de chasse de Campans et maître d’œuvre du dossier de candidature. « 30 dossiers seulement sont sélectionnés sur toute la France, précise Gérard. 5 restent qualifiés pour une finale courant avril à Paris, devant un jury d’une vingtaine de personnes. Franchement, j’espérais un podium… mais le premier prix, c’est super ! »

33 lièvres en 1989

Ce premier prix vient récompenser un travail entrepris voilà plus de 20 ans. En effet, face à la raréfaction dramatique du lièvre sur le secteur, les acteurs du GIC ont accepté de se poser les bonnes questions et d’apporter des solutions souvent inédites, dont certaines radicales.

« Avec le soutien technique de la fédération, nous avons entrepris le comptage de nuit des lièvres dès 1989. Cette année-là, ils n’étaient que 33, se souvient Michel qui a succédé à Jean-Louis Molinié (malheureusement décédé). En décembre 2007, année d’un pic, 1 363 lièvres ont été comptés. Cette année, ils étaient 979, en raison d’une mauvaise reproduction au printemps et d’un prélèvement plus important du fait de dégâts sur le tournesol. »

Ce résultat spectaculaire a pu être obtenu grâce à des efforts de gestion rigoureux, ainsi que le souligne Gérard : « Nous avons arrêté les lâchers qui ne servent à rien ; l’ouverture a été retardée d’un mois ; nous avons carrément mis en réserve certains secteurs, là où ils reproduisent le plus ; nous avons mis en place des quotas stricts annuels de prélèvements par société ; et nous avons effectué un suivi sanitaire… »

« Depuis 15 ans, nous avons mis en place le même schéma de gestion pour le faisan », signale Michel. Et ça marche.

Le GCI de Castres s’avère donc exemplaire, sur la durée, d’une pratique de la chasse gérée et régulée non seulement compatible avec une nature préservée et généreuse mais aussi régénératrice de celle-ci.

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